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  • Génération 3

Mindvalley (partie 3) : une raison d'être qui attire, une façon de faire qui inspire

L’abondance


Dream big !

Mindvalley donne des ailes !


L’abondance est le troisième pilier de la culture managériale chez Mindvalley. Derrière celui-ci se cache le besoin de s’épanouir dans sa vie professionnelle et de se sentir riche et heureux de son mode de vie, où on ne manque de rien et dans lequel on est reconnu pour la place qu’on occupe.

Afin de permettre à ses employés de réaliser leurs rêves et de ne jamais se sentir limité dans leurs capacités et ambitions professionnelles, Mindvalley a créé un incubateur interne. Il donne à chacun la possibilité de se lancer, parallèlement à son poste chez Mindvalley, dans un nouveau projet, tout en gardant la sécurité de l’emploi. Ainsi, 20% des employés sont à ce jour devenus, pour une plus ou moins longue période, entrepreneur à leur façon.

C’est par l’intermédiaire du Dream Manager que Mindvalley insuffle une dynamique entrepreneuriale chez ses collaborateurs. Le Dream Manager est un mur qui héberge tous les rêves et ambitions des collaborateurs de l’entreprise. Par rêves et ambitions, l’entreprise entend pour chaque personne :

- Une liste d’expériences et d’objets que les employés veulent faire ou posséder durant leur vie.

- Une liste de compétences qu’ils souhaitent développer, qu’elles soient professionnelles ou personnelles.

- Une liste des choses qu’ils veulent réaliser pour faire évoluer le monde de façon positive.


Lu Xanne nous explique que le but est de cerner les attentes et les ambitions de chacun. Dès lors, des mesures peuvent être prises de façon personnalisée pour chaque salarié du groupe afin de répondre à ses attentes. Par exemple, Lu Xanne nous raconte que lors d’une de ses dernières conférences, elle en a profité pour faire monter sur scène une de ses collaboratrices qui rêvait de parler en public une fois dans sa vie. Son intervention sur la mindfulness et la méditation a convaincu le public et celui lui a donné l’énergie de se lancer dans une nouvelle aventure : devenir coach ! Se rapprocher de ses collaborateurs, cerner leurs attentes et leur procurer des solutions personnalisées sont les meilleures façons de susciter ce sentiment d’abondance.


Faire de Mindvalley une entreprise à leur image : l’innovation salarié

Si Mindvalley tente de permettre à chacun de réaliser ses rêves, le but est également qu’il fasse de l’entreprise, l’entreprise dont il rêve. Pour cela, des retraites sont organisées le temps d’un week-end loin de la ville et réunissent tous les collaborateurs. Durant ces 2 jours, ils ont la possibilité de repenser l’entreprise et de laisser libre cours à leur créativité. C’est pourquoi lors de ces retraites, Mindvalley organise des sessions qui permettent à tous ses employés de devenir des hackers. Par hacker, Mindvalley entend le fait de décortiquer de façon profonde et précise une méthode, une structure, pour en trouver les problèmes et les résoudre par la suite grâce à des techniques novatrices.


Ainsi ces retraites sont scindées en deux parties :

- Le premier jour, tous les employés de Mindvalley hackent leur département. Les collaborateurs se regroupent en équipes informelles au sein de leur département de travail afin de repenser totalement les méthodes actuelles pour les rendre plus productives ou plus efficaces. À la fin de la journée, chaque équipe doit venir présenter leur idée la plus révolutionnaire. Un vote a ensuite lieu et l’équipe ayant reçu le plus de vote peut mettre en place son idée au sein de l’entreprise.

- Le deuxième jour, tous les collaborateurs forment des équipes selon leurs centres d’intérêts et leurs appétences communes et hackent, non plus leur département, mais l’entreprise dans sa globalité. Le but est cette fois-ci de repenser les méthodes, l’environnement de travail, la place de l’apprentissage, ou encore les futurs projets de l’entreprise en elle-même.


Ce questionnement perpétuel stimule la créativité des employés et ces derniers deviennent dès lors acteurs des transformations majeures qui surviennent dans l’entreprise. Là encore, les équipes se regroupent avec une idée révolutionnaire en tête et celle qui obtient le plus de vote est implémentée dans l’entreprise.

Cette façon de faire est un vrai moyen de donner confiance aux collaborateurs en leur donnant les moyens d’agir pour le futur de l’entreprise. Les employés sont les moteurs du changement toujours envisagé sous l’angle de la co-créativité et l’intuition. Pouvoir influencer les directions, choix, méthodes et structures d’une entreprise, c’est cela qui crée un véritable sentiment d’abondance chez les employés de Mindvalley.


Le sens

Donner du sens à son travail : adhérer à une mission commune

Ce dernier pilier fait office de ciment à l’harmonie entre les trois premiers énoncés. Il est au centre de la théorie que Lu Xanne nous explique dans le dernier temps de l’entretien. La culture managériale mise en place chez Mindvalley trouve un écho dans les recherches scientifiques suivantes.

Bonheur + Sens = Flow. Le Flow, est selon la science, le niveau d’accomplissement personnel le plus haut. On l’atteint dans le cas où les missions données permettent d’être challengé et en phase avec le sens que l’on donne à son travail.

Sens + Développement personnel sont, selon Tony Robbins, les deux besoins spirituels pour chaque être humain.


Nous avons déjà évoqué ensemble comment Mindvalley faisait en sorte d’apporter du bonheur et de permettre de s’épanouir personnellement à ses employés. En ce qui concerne le sens, c’est la mission de l’entreprise, qui partagée par tous les employés, constitue le sens que chacun va donner à son travail.

Comment faire en sorte que chacun la partage ? En étant totalement transparent et en permettant à chacun d’y ajouter sa touche personnelle ! C’est en ce sens que Mindvalley a créé le Process Ask : tous les employés peuvent poser, de façon anonyme, une question à n’importe quel collaborateur de l’entreprise, dont le CEO. Une fois que la question est posée, elle devient publique et les collaborateurs doivent y répondre. Cette façon de donner la parole permet à chaque collaborateur de trouver des réponses à ses frustrations, de questionner les méthodes mises en place et de faire sienne la mission de l’entreprise.


Chez Mindvalley, la mission est simple : toucher un milliard de personne dans le monde d’ici 2050 et ainsi révolutionner l’éducation. D’un point vue managérial, le but est d’être exemplaire et d’inspirer les entreprises pour créer des environnements de travail ou les employés se sentent bien et sont heureux. Dans ce contexte, Mindvalley a créé Mindvalley Insights afin de partager quelques-unes des clés de leur performance mais aussi certains cours majeurs de leur programme.



Être en phase

Prendre en considération les ambitions de tous et leur donner les moyens de se dépasser

Pour faciliter l’appropriation de la mission de l’entreprise par les collaborateurs, Mindvalley a par ailleurs dressé un kit comportemental du manager juste :

- Donner la parole aux personnes concernées avant de prendre une décision,

- Faire en sorte que les décisions soient en phase avec les aspirations de chacun,

- Communiquer la décision prise avec bienveillance, même si et surtout, si elle est défavorable.


Une méthode simple et en accord avec ce kit comportemental du manager est l’utilisation chez Mindvalley des MTO (Minimum Targets Outrageous). Lu Xanne prend un exemple marquant pour nous expliquer cette façon de faire. Prenons des équipes de commerciaux qui ont reçu l’objectif de réaliser 1 million de dollar de vente pour leur entreprise. Lu Xanne nous explique que cet objectif est ambitieux mais pas démentiel en comparaison aux autres résultats réalisés les années précédentes.

- La target, c’est-à-dire la cible est donc de 1 million de dollar.

Avant de commencer la mission, les leaders leurs disent toutefois que s’ils arrivent à faire 800 000, un résultant dans la moyenne plutôt basse des années précédentes donc facilement réalisable, ce sera déjà très bien et qu’ils seront reconnus pour leur implication et leur performance.

- Le minimum est donc de 800 000 dollars.

Cependant, les leaders leurs disent également que le record à battre est de 1,4 million et qu’ainsi pour les plus ambitieux et les plus persévérants, il est possible de battre ce record.

- Le Outrageous est donc de 1,4 million de dollars.

Cet Outrageous permet à ceux qui le veulent de se surpasser et ainsi d’atteindre des sommets. Il agit comme un graal à aller chercher et motive les équipes.


Curieusement, la fixation d’un minimum à accomplir est le véritable atout de cette méthode. En utilisant les analyses des années précédentes, les leaders peuvent définir aisément un minimum qui est largement à portée de l’équipe et qu’elle a de nombreuses chances d’atteindre. C’est grâce à ce minimum que personne ne se sent sous pression car il sert généralement de cap aux équipes qui le franchissent assez rapidement, se félicitent et se remotivent pour atteindre l’objectif fixé et le dépasser. Si toutefois ce minimum n’est pas atteint, cela révèle alors un problème. Dès lors, un meeting est prévu avec toute l’équipe pour permettre à chacun de donner son feedback sur les raisons de l’échec. C’est alors que pendant 60 secondes, les employés sont invités à « se défouler » en criant, en tapant sur des punching balls afin de faire ressortir la négativité pour ensuite prévoir le futur de chaque projet de façon beaucoup plus positive. L’échec est une progression chez Mindvalley, si l’on cerne les points négatifs, qu’on exprime ses frustrations et qu’on regarde l’avenir en étant positif.


Le mot de la fin

Mindvalley est donc une entreprise qu’on peut qualifier d’inclusive. Elle a su trouver son équilibre en intégrant deux dimensions majeures du monde actuel : sa responsabilité sociale dans le management et la formation de ses collaborateurs, mais aussi dans la portée de son travail pour l’humanité et sa responsabilité en tant qu’acteur de son territoire, de telle sorte qu’elle attire les talents du monde entier.



En plus


Notre ressenti

Nous avons adoré Mindvalley et avons eu le sentiment de découvrir l’entreprise rêvée. Mindvalley est pour l’instant l’entreprise la plus disruptive et novatrice que nous avons pu rencontrer au cours de notre voyage et malgré les nombreuses choses qui peuvent paraître folles ou futiles, elles sont au fondement de la réussite de l’entreprise. Les théories étudiées et prouvées sont ici mises en pratique en favorisant toujours l’innovation salarié bottom-up.

Nous tenons cependant à nuancer car nous n’avons pas eu le temps d’évoquer comment les leaders réagissaient en cas d’échecs ou de difficultés rencontrés.


Flexitime et flexoffice

Chez Mindvalley, créer des locaux attirants et stylisés qui s’adaptent à chaque employé ne va pas sans la possibilité de venir y travailler ou y apprendre quand bon lui semble. Il n’y a pas d’horaires fixes dans l’entreprise, chacun est tenu de réaliser les projets auxquels il est assigné mais ne doit aucunement rendre des comptes concernant ses horaires de travail. Au contraire, le collaborateur est même invité à venir dès qu’il le peut dans les locaux pour y étudier, y apprendre de nouvelles choses, ou tout simplement partager un bon moment au bar avec ses collègues.

Cela trouve également une résonance dans l’espace de travail. Pas de gigantesques OpenSpace où tout le monde se voit et peut communiquer. Au contraire, Mindvalley a créé des espaces complètement différents pour répondre aux attentes les plus diverses de ses collaborateurs. De la salle de travail, au pouf confortable dans l’auditorium, en passant par les bureaux en hauteur pour ceux qui préfèrent travailler debout et aux petites salles de réunions privatives, Mindvalley a réellement tout pensé pour favoriser l’appropriation de l’espace par ses collaborateurs en fonction de leurs envies. Bien évidemment, aucune place n’est attitrée, et les leaders n’ont aucun bureau assigné.

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